vendredi 16 août 2013

Misanthropie

Se justifier et raisonner avec les nouvelles excuses,
Une génération désuée qui ne veut qu'une autre Muse,
Comme déesse et comme alibi pour s'adonner à la luxure,
Une raison suffisante pour justifier de se prendre le mur...

Il y a des échanges qui dérangent, des histoires synonymes de déboires,
Des pensées dérangeantes qui circulent et qui font croire,
Que tout est parfait malgré une humanité siphonnée,
Ne jamais espérer qu'un jour on sera hors de portée..

Et puisqu'on n'est pas synonyme d'espoir et de sourire,
Que l'on apporte que désillusion et la force de gémir,
Puisque nous sommes que des humains, des prototypes, des échecs,
Autant ne plus rien attendre et survivre comme des bêtes...

Abandonner le peu de vertu que l'on aurait pu conservé,
Obligé de respirer pour entendre des monstres parler,
Entendre ces horreurs jour après jour, continuer de désespérer,
Se contenter de souffrir et de crier jusqu'à se détruire la trachée...

C'est un fléau que d'être humain, malgré tout ce qu'on nous a baratiné,
"La vie est belle, vivez avec, profiter tant que vous respirez,
Aimez vous, adorez vous, aidez vous." Détruisez vous?
Ces tissus de conneries que l'on raconte dès qu'on tient sur nos genoux...

Je n'ai plus de force pour tenir debout face à tant de désastres humain,
Plus de patience, de conscience pour ne pas voir que je ne suis rien,
Il n'y a plus dans mes yeux que de la détresse et des illusions,
De la honte d'être "évolué" et de n'être qu'un amas de lésions...

Parce que je suis fatigué de vivre parmi ces putains d'humains,
Achevez-moi, ou isolez-moi, j'ai envie de vous tuer de mes propres mains...


Extrait de Noir D'Encre, paru en Décembre 2011.
Texte N°15/35 - Chapitre Unique : Quand La Folie Reine

vendredi 9 août 2013

Moutons De Panurge


Image réduite en poussière d’un pseudo sataniste,
Rejeté par ses tiers parce que trop réalistes,
Habillé tout de noir il est beaucoup trop différent,
De par ses idées il marche à contre courant,
Il préfère s’abstenir de croire en un dieu,
Pour ne pas tomber dans le piège d’une croyance rêveuse,
Et il se fait critiquer parce qu’il ne place pas tous ses espoirs,
En un ami imaginaire aux paroles contradictoires…

Une étiquette sur le front à la moindre de ses sorties,
Des paroles blessantes parce que des yeux trop tristes,
Il a choisit des chemins trop éloignés des autres,
Parce qu’il en a marre de se faire briser les os,
Prône t-on la liberté d’expression et d’opinion?
Mais la moindre exhibition est considérée comme une lésion,
Que peut-il faire dans cette société où tout est mis à l’écart ?
A part fermer sa gueule ou se faire mal à force de se battre…

Ce sont les différences qui enrichissent nos putains de société,
Mais c’est si important pour eux de garder la normalité,
Qu’ils ne s’étonnent pas si les voitures brûlent au fur et à mesure,
Quand éclate la rage des anti-Moutons de Panurge…


Extrait de Bleu Marine, paru en Mars 2011.
Texte N°37/40 - Chapitre III : Misanthropie

lundi 5 août 2013

Une Leçon Ne Se Retient Jamais

Ce sont des places qui ont disparu,
Sonnant la fin d'une aventure,
Et pourquoi ça recommence?
Il y a bien une raison à cette acharnement,
Pourvu que ce ne soit pas ma délivrance,
Je ne veux pas de leurs fausses dorures.
Il n'y a pas eu de profondes cicatrices,
Seulement des marques dévastatrices,
Peut être quelques hémorragies...
Ce n'est pas une raison pour revenir en arrière,
Laisser libre cours à de blessantes chimères,
Je suis très bien dans mon désert.

Comme de coutume, rien n'est rationnel,
Autour de ces auras plus rien n'est réel,
Il ne reste que des séquelles.
Le passé a été altéré,
Tout intérêt n'est que promiscuité,
Ils me gênent tous dans mes idées.
Naïveté est mère de mes outrances,
N'a pas suffit cette profonde pénitence,
Je suis saisi de démence.
Tout va pour le mieux désormais,
J'ai une conscience qui veille sur mes idées,
Mais de ce passé, je suis propriétaire...

Les remords vont finir par s'estomper,
Remplacer un jour par des regrets,
Le passé n'aura toujours pas suffit,
Et moi je tomberai dans l'oubli.
Malgré que je sois ta conscience,
Tu n'écoutes jamais mes avertissements,
Tu t'en mordras les doigts,
Et souffriras en silence.

dimanche 16 juin 2013

Rêve

S'éloigner encore de son but ultime, découvrir que rien n'est comparable à sa vie.
Oublier les restes de doute et les déchirures,
Passer à travers ces mers d'acide et cette solitude...
Regarder en cette âme comme une saveur,
Un Messie tant attendu, éclatant de douceur.
Il était temps que cela arrive et inonde mon cœur.

Le noir laisse place petit à petit à cette image idyllique,
Frêles offrandes que sont ces mois passés à souffrir,
Le retour parmi moi.
De la Reine des émois.

Fleurissent donc les entrailles disparues depuis des millénaires,
À rire, autant dire que ça revit sur cette Terre,
Et qu'encerclent ces joyaux de jouissance mes yeux de damné,
À trop recevoir, les questions émergent comme leurs pensées,
Il y a des jours extrêmes quant à leur originalité,
Aujourd'hui, je vois qu'en fait, les illusions peuvent encore exister.

Le noir laisse place petit à petit à cette image ironique,
Frêles offrandes que sont ces minutes passées à sourire,
Le retour parmi moi,
De la Reine des effrois.

Disparaît petit à petit une espérance de trop,
Le sentiment pendant quelques instants d'être le héros,
Cette âme se change petit à petit pour faire face au miroir,
Contemplant mon reflet déformé par le désespoir,
J'ai cru voir un espoir, dérisoire d'y croire encore une fois,
Pour constater que finalement, tout n'est qu'un rêve, il n'y aura pas de roi.



Extrait de Noir D'Encre, paru en Décembre 2011.
Texte N°01/35 - Chapitre Unique : Quand La Folie Reine

dimanche 9 juin 2013

Retour Aux Sources

Lassé des eaux qui m'accueillent dans leurs ombres,
Je m'efforce d'effacer ces univers aux teintes sombres,
Une redécouverte des sens, de la parole et de son monde.
Je supprime au curare ces souvenirs blessants,
Pour en retenir que les traces de ses relents,
J’écris une nouvelle histoire, une romance dorénavant.
Au milieu de ces larmes de joie, je me noie comme un enfant,
Pour redécouvrir des peurs un tant soit peu rassurantes,
Sait-elle seulement ce qu'elle m'apporte rien que par sa présence?

Ecrire un message sur les flancs de l'Everest,
Lui montrer mes blessures mais aussi mes complexes,
Partager avec elle mes rires, lui confier tout mon être.

J'aimerai orchestrer ma disparition pour être à ses cotés,
Ecrire de nouveaux chapitres ou je décrirai nos communes pensées,
Des pages et des pages de niaiseries qui me font remonter.
Créer une nouvelle planète ou héberger tous ces rires,
Stocker toutes ses demandes pour en satisfaire les désirs,
Émerger de mon gouffre, sentir son soleil me faire revivre.
Je suis revenu à l'état de simple collégien,
Niais jusqu'au bout des ongles et ridicule comme un vaurien,
J'exaspère jusqu'à l'adulte qui repart sommeiller dans ma tête.

Ecrire un message sur les flancs de l'Everest,
Lui montrer mes blessures mais aussi mes complexes,
Partager avec elle mes rires, lui confier tout mon être.

jeudi 6 juin 2013

Bon Samaritain

J'cours autant qu'j'peux sur les sentiers battus
A fuir leurs idées, leurs fausses vertus
Je veux m'échapper d'leur réalité

Tu es ce parloir pour les impies,
Ces prêtres qui pardonnent au nom d'un autre,
Pour des péchés, des erreurs, des crimes,
Ils sortent de l'Eglise lavés de leurs fautes.
Du culte de l'objet, tu es victime,
L'ingratitude est ton seul prix,
L'utilité est ton seul devoir,
Et tes droits sont illusoires.

Bienvenue à toi, le Samaritain

Tu es ce paillasson à l'entrée de leur vie,
Ils s'essuient sur toi de la merde qui les colle,
Pour poursuivre leur chemin vers les vices,
Sans voir que tu en as déjà plein le dos.

Bienvenue à toi le Samaritain,
Disponible pour les autres mais sans retour,
Toujours prêt à tendre sa main,
Constamment entendre les mêmes discours.
"Prête moi ton oreille mais n'attend rien,
Opportuniste, toujours les mêmes refrains.

Extrait de Rouge Vermeil (à paraître)

mardi 19 mars 2013

Orphelins

Les actes sont passés,
Les blessures ne se sont pas fermées,
À construire ta vie, tu as détruit les nôtres,
Sans te soucier, de la conséquence de tes fautes.
Maintenant il est temps de payer,
D’être meurtri comme nous l’avons été.

Tu as annihilé nos vies en meurtrissant de cicatrices,
Le peu d’esprit que tu nous laissais, nos âmes étaient factices,
À jouer comme avec des marionnettes, tu n’as pas pensé,
Que les fils que tu tenais dans tes mains pouvaient être brisés.
Aujourd’hui on sculpte notre propre histoire,
Mais le mal que tu as laissé nous empêche de voir,
Le bout du chemin que nous cherchons désespérément,
Nous rêvons de voir enfin, la chute du tyran.

Ne t’y méprend pas, on sommeille en apparence,
Mais intérieurement, on se fabrique notre propre chance,
Ne te repose pas sur ce qu’il te reste de laurier,
Car tu ne resteras pas longtemps titulaire de ta liberté.

Tu as cru pouvoir t’échapper indemne de notre colère,
Mais on ne laissera pas passer l’absence de notre père.
On a vécu comme avec un inconnu aux pouvoirs trop étendus,
En laisse on était tenu, au trou noir on a cru, par toi on a été déçu.
Tu en as causé des déchirures, plus ou moins profondes,
Mais toutes irréversibles, on les ressent à chaque seconde,
Alors ne t’étonnes pas si pour nous, tu es resté un parfait inconnu,
Et que tous ensemble, c’est pour assister à ta chute que nous sommes venus.


Bleu Marine - Mathieu Torres
Chapitre II - Le Meurtre de Nos Passions

samedi 16 mars 2013

A La Fin (This Empty End World)

Il y a des rivières de sang qui coulent,
Et que l'on ne peut arrêter,
Une myriade de larmes qui roulent,
Et que l'on se plait à cacher,
Ces contes de fée sont censés nous aider à espérer,
Voir de l'or dans leurs yeux, sur leur corps, un peu de bonté,
Cette malédiction s'acharne sur les riches de vertu,
A lever les armes, peut être parviendras-tu à briser leurs statues...

De ces lacs lacrymaux jaillissent ces esprits endoloris,
Aux yeux aussi fragiles que leur frêle corps démuni,
Leur voix brisée n'ont plus la force de nous prévenir,
Des dangers qui guettent nos existences affaiblies.
On se contente de voir ces semblants d'anges bannis,
Comme des reflets de nos peurs et de nos phobies,
Penser que derrière ces visages meurtris,
Ne se cache rien d'autres que notre inconscient esprit.
A travers les champs de peine on avance donc sans répis,
Ne prétend aucune attention à ces corps sans souffle de vie,
On marche vers un horizon soit même décrit comme Terre promise,
De plus en plus de corps s'amoncellent autant de preuves futiles,
D'une impossible survie.

Une fois les rêves atteints, arrive la déchirante réalité,
Ces espoirs de vie paisible n'était qu'illusion, dure Vérité
Que celle qui arrive par surprise sans aucun doute d'existence,
Et qui nous prouve une fois de plus que tout n'est que déchéance.
La noirceur des yeux qui nous attendent dans ces contrées,
Nous rappellent la tristesse de ceux qui nous en prévenaient les dangers,
La source de ces rivières de sang entremêlé de larmes,
Se présente devant nous tel un quotidien insurmontable.

Parce qu'aujourd'hui, plus aucune croyance n'est permise,
Sans que soit caché derrière ces masques comme une diabolique emprise,
Espérez et n'ouvrez Ô grand jamais les yeux sur notre Univers,
Il est tellement bon que la triste Vérité ne se fasse jamais connaître.


Extrait de Rouge Vermeil (à paraître)

dimanche 27 janvier 2013

Révélation


Jusqu'au bout,
Le tyran fera résonner les vibrations de son emprise,
Mettra à bas tout espoir d'une miraculeuse accalmie,
Jusqu'au bout,
Il vivra dans le but de faire entendre le bruit de ses fouets,
Et désormais, sans regret, son sang, je ferai couler.

Faire sonner le glas de cette interminable confrontation,
A coup de perche tendue, les chairs se déchirent et s'éparpillent,
La chute n'est pas annoncée, mais on la prépare avec conviction,
Parce qu'on sait qu'un jour où l'autre, tu tomberas par ta famille.
De mes mains, ton cœur de pierre retombera à la poussière,
Par mon souffle, je les étendrai jusqu'aux confins de mon Enfer,
Je l'ai construit de mes propres mains, depuis des années et des années,
Même ta tombe est prête à accueillir ton cœur vierge de tous regrets.

Affronte la colère que tu as toi-même nourrie au cours du temps,
Fais face à ces horreurs que tu ne daignes pas reconnaître comme tes enfants,
La chair de ta chair, mais sûrement pas comme tu voulais la modeler,
Et ce n'est sûrement pas par les coups et les insultes que tu allais y arriver.
Regarde la vérité en face, tu as échoué, une fois de plus,
Dans le rôle que tu as toujours voulu te donner mais qui jamais, ne t'a plu.
Regarde se lever devant toi, le peuple que tu as voulu assouvir,
Aujourd'hui, c'est nous qui feront de toi, un être apte à mourir.

Au final, loin de ces envies meurtrières,
Nous partageons quelque chose, père.
Cette envie irréversible de voir l'autre souffrir,
Et sombrer dans une agonie, proche du désir.
Par notre nature à souhaiter le mal et le sang
Peut-être que nous sommes pareil,
Que notre guerre, aussi dure soit-elle,
N'est qu'un moyen pour partager quelque chose, ensemble.


Extrait de Rouge Vermeil (à paraître)

samedi 5 janvier 2013

Ruines


Ce sont dans les rues de cette ville imaginaire,
Que j'ai pensé pouvoir bâtir mes plus solides barrières.
A penser que les murs seraient largement suffisant,
Pour contenir les attaques de ce soleil brûlant.
J'ai bâti de mes propres mains,
Ces murs, ces assemblages de parpaings,
Aujourd'hui réduit à l'état de poussière,
Il fallait bien qu'un jour, ils franchissent mes frontières.

Rien ne sert de construire,
Tout est entièrement destructible,
Des limites à ne pas franchir,
Ici personne n'est invincible.
Au fin fond de la conscience,
Il y a comme une évidence,
Où que se cache ta délivrance,
Ce ne sera pas dans cette déchéance.

Marcher sur les bris de verre aussi nombreux que les mensonges,
Tout est sombre désormais, bien plus sombre que dans tes pires songes.
S'effondrent encore de temps à autres des immeubles entiers,
Très peu ici resteront dressés vers les sommets.
Tout est rasé désormais, l'horizon n'est plus percé,
Même ces chants mélodieux qui autrefois me berçaient,
Ont disparu à jamais, dans les méandres de ce fossé,
Et jamais je ne reverrai ces sourires qui m'ont fait rêver.

Aujourd'hui est venu le temps de reconstruire sur ces ruines,
Des bâtiments autres que les précédents et bien moins fragiles.
Il est difficile de reconstruire sur un sol de poussière de douleur,
Mais qu'importe le temps, si cela permet de reconstruire mon bonheur,
Ces attaques répétées, ont cessé depuis un moment,
Mais les cicatrices ne s'atténuent pas pour autant,
Et le temps n'y fait rien, les larmes ne sèchent pas aussi rapidement,
Malgré les échardes sur mes mains, il faut que j'avance...

Je veux repeupler mon horizon de nouvelles connaissances,
Mais bien difficile sera la reprise de confiance....




Extrait de Noir D'Encre, paru en Décembre 2011.
Texte N°20/35 - Chapitre Unique : Quand La Folie Reine